Partenariat Scolarisation Majunga

              octobre 2023

Réunion générale de rentrée pour les familles

Chaque année, nous réunissons les familles après la rentrée scolaire pour informer tout le monde des actualités de l’association, échanger sur le vécu de chacun, parler des difficultés, présenter les nouveautés, …

50 des 52 familles étaient présentes le samedi 28 octobre au local de l’association. 75 participants. Beaucoup de sujets abordés dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Les familles ont semblé bien apprécier que nous leur proposions un contrat écrit reprécisant leurs responsabilités parentales et explicitant le rôle d’appui de l’association.

Nous avons écouté les remarques pertinentes des familles exprimant leur difficulté à se faire soigner à l’hôpital Jean Paul II (voir plus loin). La remise des kits solaires a été applaudie.
Relance des projets économiques

Consolider leur activité professionnelle favorise de meilleurs revenus pour les familles. En octobre, trois initiatives mises en œuvre : agrandir le petit commerce de la maman de Marchelin, préparer et vendre des noix de cajou pour la maman d’Annick, consolider la vente de poissons pour Nirina. 20 familles ont déjà bénéficié d’un appui au lancement de leurs activités professionnelles. Cependant, comme nous le disions le mois dernier, les demandes sont parfois fantaisistes, peu réalistes, pas rentables.  Faire évoluer les projets demande du temps. 

Permis de conduire

Honoré et D’Erik avaient obtenu leur permis de conduire (A et B) avant les vacances. Bertrand a débuté les cours de code en octobre (photo ci-contre). Ferlin et Moussa s’y préparent. Tous comptent bien utiliser le permis pour trouver un meilleur emploi (conducteur de bajaj - tricycle à moteur, chauffeur de véhicules d'entreprises, ...)

Bonnes nouvelles, mais nous avons du mal à motiver les filles !
.L’alcool, la violence, la mort

Miora est une ado bénéficiaire de 14 ans, scolarisée en 5ème, habitant Aranta. La famille est chaotique. Miora est élevée par sa grand-mère, alcoolique, qui la frappe souvent et qui veut qu’elle arrête l’école. Une tante vit tout à côté ; elle est en couple, a eu un bébé. Les deux parents sont également alcooliques et violents. Le bébé de 7 mois a été retrouvé mort un matin dans le lit : étouffé durant la nuit par sa maman ivre ? Suite aux coups très violents reçus la veille par le papa ivre qui a frappé sa femme avec le bébé dans les bras ? On ne le sait pas. Les deux parents s’accusent mutuellement. Miora ne veut pas rentrer à la maison le soir, sachant que tous les adultes seront ivres et violents. Elle reste tard à l’école. Nous cherchons une solution pour écarter Miora de son environnement familial dangereux et toxique. Nous avons ainsi au moins trois enfants en grand danger. Et l’aide à l’enfance en danger n’existe pas à Majunga.
Quels partenaires pour la santé des enfants ?

En novembre 2022, nous avions signé une convention avec l’hôpital Jean Paul II, grosse structure offrant des prestations très complètes (médicales, chirurgicales, dentaires, …). Nous en tirons un bilan assez critique pour trois raisons : des embrouilles sur la participation financière demandée à tort aux familles, un circuit administratif complexe préalable aux soins imposé aux parents le plus souvent illettrés, et surtout un accueil stigmatisant souvent la pauvreté des familles. Nous avons décidé de ne pas renouveler la convention et de travailler avec Aina Vao, dispensaire également catholique, moins coûteux et ayant une démarche d’accueil des milieux populaires. Nous gardons le partenariat avec le Centre Bardelli, dirigé par le Docteur Candide. 
Retaper des vélos ?

C’est notre nouvelle idée pour faciliter les déplacements des grands bénéficiaires. Deux quartiers (Andohagara et Belinta) sont éloignés de la ville (7 à 12 kilomètres) et les bénéficiaires ont du mal à trouver le financement des frais de bus. Le papa d’Avotra, bénéficiaire, s’est proposé pour nous aider. Réparer des vélos est son métier. 
Formations très coûteuses

Nous avons maintenant 4 bénéficiaires en études dites supérieures : 1 étudiant en droit, 1 étudiante en gestion, 2 élèves infirmières. L’association s’est toujours donnée comme principe d’accompagner les bénéficiaires jusqu’au bout de leur parcours de formation en respectant leur choix. Les formations post-bac coûtent très cher. 5 fois plus cher qu’un collégien. L’année prochaine, nous pourrions avoir près de 10 universitaires. Avec quelles finances ?
Le problème du coût se pose également pour les formations professionnelles. Elles durent moins longtemps (1 ou 2 ans) mais sont très chères. Parfois de qualité douteuse, ce sont avant tout des business devant enrichir leurs promoteurs. Plusieurs jeunes nous parlent « formation professionnelle », sans avoir de motivation précise, sans avoir réfléchi à la filière qu’ils aimeraient suivre. Il faut tout un cheminement pour parvenir à clarifier leurs projets. 
Assemblée générale de l’association

Elle se tiendra le samedi 18 novembre. En simultané, utilisant les connexions internet, entre Pencran et Majunga. Sollicitées par nous, 7 personnes de Majunga, la plupart déjà bénévoles à l’association, ont exprimé le souhait de participer au conseil d’administration. Notre volonté est de redynamiser la vie démocratique de l’association. Nous sommes actuellement 104 « parrains » (99 fin 2022). L’équilibre des comptes 2023 demeure très incertain, dans l’attente de la participation des entreprises et des donateurs qui font un seul versement par an, le plus souvent en fin d’année. 
 
 



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