Les quartiers d'intervention
Nous avons choisi d'intervenir dans 3 quartiers précis, afin de faciliter la réunion des enfants, par petits groupes, pour le soutien scolaire et aussi pour développer des relations de partenariat avec des écoles, des associations de quartiers et de parents d'élèves.


Aranta


Le quartier (fokontany en malgache) d'Aranta, au sud de Majunga,
est coincé entre la mer et la ville. Il comprend 7 600 habitants.
 
2 000 habitants, surtout des artisans pêcheurs,
vivent sur des buttes de sable.
Une seule école dans le quartier, tenue par les soeurs de Saint
Jean-Baptiste. Elle rassemble 280 enfants, de 4 à 16 ans.
Ce nombre est doublé à l'heure de la cantine.
Aucune évacuation des eaux usées : les ordures et excréments suivent le niveau des marées
 
 
Lorsque la marée monte, l'eau envahit le quartier

 
Les enfants font des courses de pirogues
sur le terrain de sport envahi par l'eau
Le cadavre d'un chien pourrit au soleil. L'eau, déjà infestée
de bactéries et de microbes, va le recouvrir
Prisonnier de la marée, l'enfant joue
dans la boue devant sa maison
L'école est constituée de bâtiments en bois, construits sur pilotis

Quel avenir pour les enfants d'Aranta ?


Andohagara
 

Situé au delà de l'aéroport, au nord-est de Majunga,
Andohagara fait partie de la commune de Belobaka.
Les maisons sont construites en paille.
Une petite école privée accueille les enfants
dans ce quartier très pauvre. 
Des enfants cassent des pierres dans une petite carrière
à 500 mètres du village.
L'enfant a dit : "Je veux avoir quelque chose à manger".
D'autres enfantsgardent de petits troupeaux de chèvres.
La terre est aride, le climat chaud et sec.
La cueillette de noix de cajou (ici, la cuisson des bogues)
apporte un revenu de survie aux familles.
8 enfants en moyenne par famille.
Ils dorment sur de vieilles nattes.
Pas de latrine, ni d'eau, ni d'électricité.
Une femme du quartier nous a dit :
"Personne ne s'est jamais intéressé à nos enfants"
Une fillette nous a supplié de lui permettre d'aller à l'école : "j'aurai une vie meilleure si je vais à l'école". 


BELINTA

 


Quartier du bord de mer, au nord de Majunga.
Les plages attirent les touristes et la population de la ville. 

Sur les plages, des parasols à louer. Les femmes qui y travaillent
sont payées aux environs de 13 € par mois. 

Les femmes attendent le retour de pêche des piroques pour décharger le poisson et le vendre aussitôt.
La pêche est peu rentable. Les bateaux usines étrangers
ont pillé les stocks de poissons au large des côtes
Quartier résidentiel avec les villas des familles riches
de Majunga.
A deux pas des villas, un habitat précaire
avec tous les signes de la grande pauvreté

Ici, pas de port, ni de jetée. Les pirogues sont remontées
à la force des bras sur le haut de la plage
à chaque retour de pêche. 
L'association France Madagascar a construit une école.
Mais les autorités n'ont pas attribué les postes d'enseignants qui sont payés par les parents d'élèves. Plusieurs n'ont pas l'argent nécessaire et les enfants sont renvoyés de l'école. 
Le quartier est sale. Le seul bac à ordures du quartier
déborde en permanence. 
L'enfant dort sous un soleil écrasant.
Le chien, lui, s'est mis à l'ombre. 
La majorité des familles a plus de 7 enfants. Rares sont ceux
qui terminent le cycle primaire de l'école (5 années). 
Sur le chemin du retour de l'école,
l'ardoise bien fixée dans le short





 
 
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