Partenariat Scolarisation Majunga

             Novembre 2020

Plusieurs enfants, surtout les ados, s'y sont mis avec sérieux et enthousiasme
Plusieurs enfants, surtout les ados, s'y sont mis avec sérieux et enthousiasme

Peindre notre local



Nous avons repeint en blanc les murs intérieurs de notre local et proposé ensuite aux jeunes de dessiner ou d’écrire ce qu’ils voulaient sur les murs, façon pour qu’ils s’approprient ce lieu de rencontre.
Je suis fière d'être instruite. L'étude est l'héritage le plus précieux
Je suis fière d'être instruite. L'étude est l'héritage le plus précieux
Les ados s’expriment

Nous avons proposé aux collégiens (12 à 17 ans) de passer une après-midi au parc naturel d’Antanimasaja pour échanger sur les problèmes qu’ils rencontrent dans leurs quartiers. Ce fut très détendu et chacun s’est exprimé.

Les garçons ont surtout parlé de l’argent et de la drogue. « Nous n’avons pas d’argent, les autres nous rejettent et les filles ne s’intéressent pas à nous ». Parfois nos bénéficiaires sont invités pour fumer du cannabis et aller voler. Le plus souvent, ils sont discriminés parce que trop pauvres. La drogue (le cannabis) est très présente dans les quartiers. A Aranta, elle arrive dans des sacs par des pirogues. A Andohagara, le cannabis est cultivé au fond du quartier. La délinquance est une tentation.

Les filles sont aussi très souvent mises à l’écart parce qu’elles n’ont pas d’argent. « Quand je vois des filles de mon âge avec des bijoux et de beaux vêtements, ça me fait mal ». La majorité des filles sont également sous la pression de leurs parents : « A ton âge, je travaillais déjà. Tu dois trouver le moyen de ramener un peu d’argent à la maison ». La pression des parents a une nature variable : aller vendre des légumes au marché (familles d’Andohagara), se marier (pour la dot), « trouver » des hommes (en clair se prostituer). Les clients sont des habitants du quartier. La passe, presque toujours sans préservatif, rapporte entre 3 000 et 6 000 ariary, soit environ 1 euro. 

Nos bénéficiaires ont sincèrement envie de poursuivre leurs études, de ne pas céder aux tentations ni aux pressions. Mais c’est difficile d’affronter cela tous les jours !

Nous allons poursuivre la démarche par une rencontre sur la sexualité et le planning familial avec l’association FISA le 19 décembre.

Puis par une réunion commune aux ados et aux mamans, également avec le FISA le 16 janvier. Mais le plus important est, bien entendu, l’accompagnement éducatif et social individuel. 
Le parc dAntanimasaja est un espace naturel que les enfants apprécient à chaque visite
Le parc dAntanimasaja est un espace naturel que les enfants apprécient à chaque visite
Lécole Teen Mission à Amborovy. Les enfants dAndohagara sont très heureux de leur nouvelle école
Lécole Teen Mission à Amborovy. Les enfants dAndohagara sont très heureux de leur nouvelle école
Teen Mission
C’est le nom de la nouvelle école de 16 enfants d’Andohagara qui ont sauté le pas de quitter l’école de Mahavelona.

Nous rencontrons tous ces enfants le mercredi après-midi au local. Et c’est un plaisir : les bénéficiaires sont heureux de leur choix. « Nous avons des professeurs dans toutes les matières », disent-ils avec bonheur. Cela peut sembler une évidence, mais ce n’était pas du tout le cas à Mahavelona.

Les enfants ont grandi, ils sont plus responsables. Plus détendus aussi, ne craignant plus la violence des enseignants. La directrice de Teen Mission, attentive et bienveillante, dit : « Ces enfants ont quelques retards dans certaines matières, nous faisons des cours de rattrapage. Mais surtout, ils sont sérieux et motivés ».

Certains enfants, très éloignés, se lèvent à 4 heures, marchent plus d’une heure chaque matin et chaque soir. Les parents sont fiers de leurs enfants. Et pour ces derniers, c’est devenu un défi de démontrer à Tovo, le directeur de Mahavelona, qu’ils peuvent réussir dans une autre école.

Erline, notre première bachelière

Elle a réussi son Baccalauréat en octobre.

Elle en est fière et elle a bien raison.

Lorsqu’elle examine les notes obtenues, elle remarque que les mauvaises sont dans les matières où il n’y avait pas d’enseignant compétent à Mahavelona.

rline veut faire du droit, mais, prudente, elle va déposer des dossiers pour plusieurs filières.
Erline et sa maman
Erline et sa maman
Linda a fui

Linda, 13 ans, de Petite Plage, a fugué de chez elle pour se réfugier dans la famille d’une autre bénéficiaire, Maryam.

Les parents de Linda sont alcooliques, ils sont tous deux ivres tous les jours. La maman gérait des parasols (donnés par l’association) sur la plage. Mais les responsables de la plage lui ont maintenant interdit d’y aller. Parfois, les parents dorment au bord du chemin, trop saouls pour rentrer dans leur maison (construite par l’association).

Nous allons privilégier l’intérêt de Linda, parler avec les uns et les autres, vérifier qu’elle est la bienvenue chez Maryam.


Prenez ma fille !

La maman de Josiane, 13 ans, d’Aranta, vient au local chaque semaine pour demander aux salariés de l’association de prendre Josiane chez eux à titre personnel, de l’adopter.

La maman, voyant bien ce que deviennent les adolescentes du quartier, a peur de l’avenir, de la délinquance, de la prostitution.

Elle aime sa fille, elle est angoissée. Elle menace les hommes du quartier de porter plainte si quelqu’un touche à sa fille.

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Séraphin

Polyhandicapé, d'abord élevé par sa grand-mère aujourd'hui décédée, Séraphin grandit et s'épanouit comme en témoigne son beau sourire ci-contre. Il est bien entouré. Il bénéficie de soins de kiné par l'association et d'un suivi hebdomadaire. 
 
 
 



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