Partenariat Scolarisation Majunga

                   Mars 2022

D’Erik rebondit

D’Erik est un jeune de 19 ans, habitant Andohagara. Il est l’un de nos premiers bénéficiaires (depuis 2013). Famille très nombreuse, père absent, grande pauvreté. D’Erik a échoué au Bac en 2021. Il a eu un enfant qui est décédé. Période douloureuse et traumatisante. Mais D’Erik s’est relevé avec courage et détermination. Il termine une formation professionnelle en mécanique et repassera les épreuves du Bac en juillet prochain. Aucune absence en formation. « La formation en alternance, c’est très motivant, on comprend immédiatement l’utilité des cours. J’aime ça ».

Ci-contre : D'Erik en pleine épreuve pratique de mécanique

 
Alex construira des bateaux un jour

Un autre bénéficiaire à l’avenir prometteur, Alex, se prépare aux épreuves du Bac technique au Lycée Professionnel de Majunga.

Passionné de bateaux, son projet est de devenir un technicien naval, de participer à la construction de bateaux en bois. Alex vient d’effectuer un séjour d’études à Diégo à l’école supérieure polytechnique.

Beaucoup de jeunes bénéficiaires considèrent D'Erik et Alex comme des modèles. 

Ci-contre, le départ du voyage d'étude à Diégo
Vol, racket et corruption dans les écoles

Etre élève dans une école publique primaire de Majunga peut s’avérer désespérant. Ainsi, à l’EPP Firaisana, les familles avaient dû verser 2 000 ariary par enfant, en début d’année scolaire, argent destiné aux salaires des enseignants non titulaires et aux fournitures scolaires collectives (craies, éponges, …).

Le directeur a volé la caisse. Il est toujours en fonction et les enfants ont été obligés de ramener à nouveau 2 000 ariary. Les enfants bénéficiaires ont raconté : « Notre instituteur a pris une règle en bois et a frappé sur les doigts tendus les enfants qui n’avaient pas l’argent ». A noter que l’ancienne directrice était partie en volant également la caisse. Elle est aujourd’hui adjointe au maire d’Ambato Boeny …

Quelles sont les valeurs de citoyenneté, du « vivre ensemble », que ces écoles peuvent encore transmettre ? Que faisons-nous dans cette galère ? 
Devons-nous poursuivre la collaboration avec les écoles primaires publiques
Devons-nous poursuivre la collaboration avec les écoles primaires publiques
Les autorités de Majunga ici, la mairie se déchirent sur fond de corruption généralisée
Les autorités de Majunga ici, la mairie se déchirent sur fond de corruption généralisée


Le président du conseil municipal en prison

Georges Rakotoson, président du conseil municipal de Majunga, est en prison.

Résultat (provisoire) des tensions extrêmes entre les autorités de la ville. En cause, une affaire de corruption sur le foncier dans le quartier d’Antanimasaja. Guerre ouverte entre la députée de la ville et le puissant gouverneur de la région, tous deux fervents partisans du président Rajoelina.

La presse nationale a titré : « Ambiance délétère à Majunga ». 
La pauvreté, au jour le jour

Pendant ce temps, les familles bénéficiaires cherchent à manger tous les jours. Un exemple : les vendeuses de poisson d’Aranta ne peuvent plus s’approvisionner auprès des pêcheurs. Dans le passé, ces mamans prenaient le poisson le matin et payaient le soir, une fois les ventes effectuées.
Les femmes d’Andohagara n’ont toujours pas de légumes à vendre : les pluies ont été trop tardives. Le kapoaka (gobelet) de riz se vend actuellement 700 à 800 ariary, au lieu de 500 à 600 l’année dernière. Certains parents demandent à leurs enfants de les aider dans le quotidien et les absences à l’école se multiplient. D’autres enfants, souvent les plus grands, culpabilisent d’aller à l’école : « Je ne peux pas aller à l’école quand mes frères et sœurs n’ont rien à manger. Je veux les aider ». D’autres réfléchissent : « ça sert à quoi, tout ça ? L’école ne nous prépare pas à la vie réelle et ceux qui ont le Bac ne trouvent pas de travail ». 
Solidarité Enfants du Monde se mobilise pour les familles de Majunga

Nos amis et partenaires de Solidarité Enfants du Monde (Landerneau) ont décidé de renforcer leur financement pour assurer la distribution de riz à toutes les familles bénéficiaires (3 000 € supplémentaires).

Cette solidarité est vitale pour les familles.

Ce sont maintenant les 56 familles bénéficiaires qui reçoivent chacune 20 kilos de riz le dernier samedi de chaque mois. Une assurance de pouvoir manger au moins une partie du mois. 


Jean René fait du soutien scolaire


Jean René, membre du conseil d'administration de l’association, habitant à Majunga, expliquant la photosynthèse à un groupe de collégiens, dans le cadre du soutien scolaire en sciences naturelles. 

Guy, membre du bureau, habitant également Majunga, anime du soutien scolaire, également en sciences, chaque semaine pour les jeunes collégiens et lycéens. 

Merci à tous les deux !
 
 



Créer un site
Créer un site