Partenariat Scolarisation Majunga

                 mars 2021

Flambée du coronavirus


Madagascar semblait relativement épargné par le virus jusqu’à présent. Population jeune, disposant probablement de défenses immunitaires, …

Depuis le 15 mars, le variant sud-africain a changé la situation et durement frappé la population.

Majunga et Nosy-Be sont maintenant les deux zones les plus touchées du pays, avec des morts chaque jour dans tous les quartiers. Les autorités sont totalement dépassées. Les hôpitaux manquent d’oxygène.


 A Majunga, les écoles sont fermées, couvre-feu, confinement, … autant de mesures difficiles à appliquer pour une population souvent indisciplinée et ayant besoin de sortir pour survivre, des forces de police corrompues et incompétentes, des structures de soins déficientes.
L'hôpital de Majunga est complètement saturé
L'hôpital de Majunga est complètement saturé

Nous avons suspendu nos activités pour les plus jeunes. 400 masques ont été distribués aux enfants bénéficiaires et aux mamans ainsi que du savon, des rencontres de sensibilisation aux gestes barrière renouvelées.
Myriam, coordinatrice, a elle-même été touchée par la Covid.


Les familles ont maintenant conscience du risque.

Mais une maman, représentative de l’opinion générale, nous a dit : « Si je ne sors pas, la famille va mourir de faim. Et nous avons déjà affronté d’autres maladies aussi dangereuses ».

Ci-contre, distribution de masques et de savons par l'association
Soutien scolaire

Les collégiens et lycéens sont très demandeurs de soutien scolaire. Ils aiment ça, par besoin de se retrouver, pour sortir de chez eux, et aussi par volonté d’améliorer leur niveau scolaire.

Nous avons renforcé le soutien, surtout pour les classes d’examen (3ème et terminale), en respectant au mieux les gestes barrière, la distanciation, le port du masque. Nous avons installé un système de lavage des mains à l’entrée du local. Nous mettons les jeunes en situation d’examen avec un sujet à traiter dans le respect des horaires prévus.


Par précaution, nous avons suspendu les animations et les rencontres avec les plus jeunes, ceux du primaire, qui ont plus de difficulté à respecter les mesures de précaution
Les enfants aiment venir au local qu'ils ont décoré
Les enfants aiment venir au local qu'ils ont décoré
Une maman vend des légumes au marché de Mahabibo
Une maman vend des légumes au marché de Mahabibo

Projets économiques

Deux nouveaux projets économiques en mars :

Une maman qui vendait des noix de cajou et de l’ail. Constatant que les noix de cajou deviennent de plus en plus rares, elle a décidé de se lancer dans les poules. Pour les œufs et pour la chair, avec un mélange de poules malgaches et de poules « vazaha ».

Sa voisine, bénéficiaire d’un projet similaire l’an dernier, solidaire, l’aide à réussir.

Une seconde maman qui avait perdu tout son argent à cause du confinement, de l’accouchement de son dernier enfant, des maladies d’autres enfants qui ne sont pas pris en charge par l’association. Elle a une activité de maraichage et de vente de ses productions au marché de Mahabibo (centre-ville).  



Visites à domicile



Les familles bénéficiaires sont très pauvres. Le contexte de flambée de la Covid les isole encore davantage.


Elles sont souvent stigmatisées dans leur quartier, le voisinage pensant souvent que ce sont les plus pauvres qui transmettent le virus.


Raison de plus pour maintenir nos visites à domicile (avec les précautions évidentes). Rompre l’isolement, les aider à se motiver dans leurs projets, parler des enfants, de leur scolarité, … Et surtout leur dire que l’association demeure à leurs côtés.
Lydia et Anastasia

Comme tous nos bénéficiaires arrivant à leur adolescence, Lydia (Andohagara) et Anastasia (Abattoir) s’interrogent sur la poursuite de leurs études. Les deux filles culpabilisent de voir leur maman travailler dur pour très peu de bénéfices et rester vivre dans la misère. Elles ont envie de les aider, se sentent solidaires.
Pour Anastasia, le plus difficile est de voir sa maman rentrer à la maison chaque soir avec la plante des pieds rongée par l’eau de mer dans laquelle elle marche tous les matins en tentant d’obtenir quelques poissons à vendre.

Dans la grande famille de Lydia, c’était la grand-mère, Dada Reraka, très entreprenante, qui assurait le quotidien de tous. Maintenant, Dada Reraka est malade, affaiblie. La maman de Lydia est seule avec 12 personnes à charge. Alors, Lydia veut travailler pour aider sa famille.
Ces deux filles que nous connaissons très bien sont douées. L’une veut devenir sage-femme, l’autre infirmière. Elles en ont la capacité.
Nous les écoutons, essayons de les aider à réfléchir. Bien entendu, nous souhaitons les voir continuer leurs études et réaliser leurs rêves. Mais la décision leur appartient.
 
 



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