Partenariat Scolarisation Majunga

                   mai 2021

Rappel

Cette lettre est envoyée chaque mois à tous les donateurs de l’association et publiée sur ce site internet. Il ne s’agit pas d’un rapport d’activité. Juste quelques événements, des situations concrètes d’enfants et de familles, illustrées de photos. L’objectif est de mieux faire comprendre la réalité de nos bénéficiaires, avec les événements heureux et les difficultés, de présenter notre démarche d’accompa-gnement bienveillant et respectueux.
Dady Reraka

Elle est l’exemple de ces grand-mères énergiques, dynamiques et aimantes. Elle habite Andohagara. Agée d’environ 80 ans (personne ne sait son âge exact, encore moins sa date de naissance), elle a 9 enfants et plus de 30 petits-enfants. Jusqu’à ces derniers mois, c’est elle qui assurait le quotidien pour une bonne partie de sa grande famille. Spécialisée dans les noix de cajou, elle parcourait souvent plusieurs dizaines de kilomètres par jour pour récolter les noix.

 L’œil pétillant, intelligente, plein d’humour, elle aime les enfants. Son franc-parler et son féminisme lui ont valu quelques inimitiés parmi les hommes du quartier, attachés aux traditions machistes. Dady Reraka est fatiguée et malade. Elle pense qu’elle va décéder bientôt et veut repartir aux pays natal, l’Androy, dans le sud de Madagascar, pour mourir parmi ses ancêtres. Alors, sa préoccupation principale est de s’assurer de l’avenir des enfants de sa grande famille.
Nous vous aimons, Madame
Nous vous aimons, Madame
Guy, membre du bureau, habitant Majunga assure bénévolement des cours de soutien en SVT
Guy, membre du bureau, habitant Majunga assure bénévolement des cours de soutien en SVT

Scolarité difficile

L’épidémie recule maintenant à Madagascar. Les écoles ont ré ouvert leurs portes. Dans les établissements publics, les élèves sont à la peine. Les enseignants ont poursuivi le programme, comme s’il n’y avait pas eu de fermeture. Ils ont bien distribué des polycopiés, mais le plus souvent bâclés et incompréhensibles.

Alors, les élèves n’y arrivent pas.

Les autorités sont focalisées sur l’objectif de maintenir les dates prévues pour les examens et pour leurs congés. Dans les collèges et au lycée, beaucoup d’enseignants sont absents. Il n’y a pas de professeur pour certaines matières qui seront cependant au programme des examens.
Natacha va mieux

C’est cette fille très malade (voir la lettre d’avril). 20 ans, 25 kilos. Le diagnostic a été posé : c’est la drépanocytose, maladie génétique héréditaire grave dont on ne peut guérir vraiment.

Elle est sortie de l’hôpital, tout en respectant un suivi hebdomadaire. Elle a repris un peu de forces, arrive à marcher et à respirer normalement. Natacha avait perdu tout espoir et pensait qu’elle allait mourir, faute d’argent pour se soigner. Du coup sa situation n’intéressait pas les médecins, à la compétence douteuse.

 C’est un miracle que l’association soit arrivée pour m’aider. Je vais vivre et c’est grâce à vous ».
Reste cependant à lui expliquer ce qu’est la drépanocytose. Nous nous engageons à long terme auprès de Natacha.
Natacha ne guérira pas. Mais on peut laider à bien vivre avec un suivi médical intensif.
Natacha ne guérira pas. Mais on peut laider à bien vivre avec un suivi médical intensif.
Ici, la distribution du riz aux familles pour le mois de mai. Le prix du riz est reparti légèrement à la baisse.
Ici, la distribution du riz aux familles pour le mois de mai. Le prix du riz est reparti légèrement à la baisse.

Des garçons à la dérive

La fermeture des écoles durant le Covid a des conséquences désastreuses pour quelques garçons bénéficiaires qui se sont marginalisés et ont perdu la motivation pour l’école.

Angelo se cache lorsque nous arrivons dans le quartier. Il gagne quelques petits billets en sortant en mer avec les pêcheurs, il a goûté à l’alcool, aux petits trafics dans le quartier.

Keny et Falimisy étaient repartis en brousse. Revenus à Majunga, leur famille les frappe pour les obliger à aller en classe. Pour deux autres garçons, c’est la mère qui ne veut plus qu’ils aillent à l’école car elle s’est habituée à leur aide dans les travaux quotidiens.
 
 



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