Partenariat Scolarisation Majunga

                janvier 2021     

Activités économiques
La crise de la Covid a ruiné les petits fonds de commerce des familles. Celles-ci ont dû utiliser l’argent pour survivre. En accord avec Solidarité Enfants du Monde, nous relançons actuellement ces activités. En janvier, six familles concernées : une vente de poissons, deux ventes de charbon de bois, deux ventes de légumes et une nouvelle activité de vannerie et de petits plats alimentaires. Trois autres familles seront repourvues en trésorerie en février.
Les familles ont été surprises de notre initiative. Elles considéraient la disparition de leur fonds comme un échec de leur part et en assumaient la responsabilité. Elles sont très contentes, certaines veulent rembourser la somme allouée maintenant. « Nous avons échoué et vous nous faites à nouveau confiance. Ici, personne ne fait ça ».
Nous avons dû reprendre les événements avec chaque famille. Les marchés ont été fermés aux petits commerçants informels pendant plusieurs mois et les familles n’en sont nullement responsables. Les aides attribuées demeurent modestes (quelques dizaines d’euros pour chaque situation). Ces familles, le plus souvent des mamans seules avec leurs enfants, se sentent responsables de leurs actes et ne cherchent pas du tout à profiter de l’association. Nous apprécions cette relation. Nous avons un vrai dialogue avec les mamans. 
C'est la saison des pluies à Majunga. Les légumes poussent très vite
C'est la saison des pluies à Majunga. Les légumes poussent très vite
Les enfants bénéficiaires à l'Alliance Française
Les enfants bénéficiaires à l'Alliance Française
Animations


Nous avons envoyé les petits (niveau primaire) à l’Alliance Française pour une journée portes ouvertes : visite des locaux, livres à disposition, danses, lecture …

Nos enfants ont été très intéressés par une animation visant à vaincre le trac avant la prise de parole en public. Certains y ont participé, d’autres ont observé avec intérêt.



Une autre semaine, Aristote, membre d’une association écologique, est venu animer une séance d’information aux enfants d’Andohagara : la propreté, l’hygiène, la déforestation, les feux de brousse, le problème des cultures sur brulis, …

L’échange s’est orienté sur la famine dans le sud de Madagascar, le « kéré », et sur le lien entre la déforestation et la sécheresse. 
Soutien scolaire

Comme chaque année, le soutien scolaire a commencé en janvier.

Les enfants y viennent avec plaisir. Nous sommes choqués par le manque d’attention aux élèves de beaucoup d’enseignants des écoles publiques. L’année scolaire 2019-2020 a été escamotée à cause de la Covid. Certains enseignants n’en tiennent pas compte et déclinent leur programme sans se soucier du fait que les élèves n’y comprennent rien, n’ayant pas suivi les cours préalables.
Les écoles privées, notamment Salema et Teen Mission, sont plus attentives aux enfants. 

Tous les enfants bénéficiaires peuvent participer au soutien scolaire. Nous donnons la priorité à ceux qui vont passer un examen cette année (CM2 pour le certificat d'études, 3èmes pour le brevet des collèges). Beaucoup passent aussi au local pour chercher des exercices à effectuer. 
Le soutien scolaire, un temps fort dentraide entre les enfants.
Le soutien scolaire, un temps fort dentraide entre les enfants.
Majunga est la ville de Madagascar qui comprend la plus grande communauté musulmane
Majunga est la ville de Madagascar qui comprend la plus grande communauté musulmane


L’aide d’un imam


Nous sommes très attentifs à l'éveil des adolescents à la sexualité. Dans un contexte d'extrême pauvreté, les risques d'exploitation sont très présents.

Nous voulons contrer la manipulation des adolescentes d’Abattoir par des hommes cherchant à les exploiter sexuellement : entretiens individuels, séances d'information et de prévention, ... Le quartier est principalement musulman.

Nous nous sommes rapprochés d’un imam qui accepte de nous aider à protéger les droits et la liberté des filles. « L’attitude de ces hommes est contraire à l’islam qui défend le respect des personnes ». 

Il y a beaucoup de prostitution dans le quartier et à ses abords. 
Angelo

Situation très difficile.

La maman est décédée. Le papa, Velo, approche des 90 ans et ne peut plus travailler. Il arrive à ramasser de vieux pneus dans le quartier, mais cela ne rapporte pas grand-chose.

C’est Chantal, la grand-sœur, qui s’occupe d’Angelo. Chantal, adolescente de 16 ans, a un bébé. Elle fait des lessives. Elle commence à boire de l’alcool.

Angelo est assidu à l’école et s’y trouve valorisé, après plusieurs années chez les Sœurs où il était méprisé. Nous discutons avec Chantal, avec l’espoir qu’elle entre elle-même en formation professionnelle. 
Scène ordinaire dans le quartier dAranta
Scène ordinaire dans le quartier dAranta
Kely et Falimisy

Ce sont deux autres enfants d’Aranta. Situation familiale catastrophique. Ils sont souvent absents de l’école, volent et mendient au bord de la mer. L’argent leur sert à acheter des petits goûters et à jouer au baby-foot. Après plusieurs discussions, ils s’engagent à être présents à l’école. Mais cela est bien fragile.

Camilla et Ravaka

Camilla, 13 ans, que ses parents voulaient marier à un « homme d’église », n’a pas repris l’école, malgré nos interventions. Nous avions réussi à faire renoncer les parents à son mariage. Mais voilà que Camilla est enceinte. Elle a suivi une de ses grandes sœurs, Emilia, qui se prostitue en ville. Désespérant. Par contre, Ravaka, une autre sœur, a repris l’école, se montre motivée, prenant le contre-pied des comportements de Camilla et d’Emilia.  
 
 



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