Partenariat Scolarisation Majunga

                   Avril 2022

La période des examens

Les examens de fin d’année approchent. Plus de 25 bénéficiaires s’y présenteront.

Quelques situations : Bertrand, malgré 2 mois d’absence pour période de dépression, tentera le Bac. Faustine a « oublié » de donner son dossier d’inscription au Brevet. Elle ne pourra s'y présenter. D’Erik, lui, passera à la fois le Bac et l’examen de fin de formation professionnelle en mécanique ; sa maman en est très fière. 

La majorité des écoles malgaches pratiquent des examens très régulièrement, pour toutes les classes, avec notation traditionnelle (note moyenne sur 20). 
Projets économiques

La saison des pluies est terminée. Nous tentons de remotiver les familles pour leurs activités génératrices de revenus. Ainsi, la maman de Georginah (vente de riz et de charbon) qui se sentait en échec pour avoir utilisé son fonds pour se soigner. Pourtant, c’est loin d’être un échec. Elle a tiré ses revenus de ce fonds (65 euros donnés en 2020) pendant 18 mois. Nous allons l’aider à redémarrer. 

ci-contre : Le charbon de bois demeure nettement le moyen de cuisson dominant, malgré son effet désastreux sur la déforestation massive

 
Journée à la plage

Chaque année, nous proposons aux enfants une journée à la plage. Moment convivial de détente très attendu par les enfants. Cette année, nous avons choisi de faire ces sorties fin avril, en trois groupes.

Bien que vivant à proximité de la mer, les enfants, notamment ceux d'Andohagara, ne vont jamais à la plage en dehors de cette journée avec l'association.  
Les enfants adorent quon les prenne en photo
Les enfants adorent quon les prenne en photo
Le repas de midi, offert par lassociation à tous les enfants présents
Le repas de midi, offert par lassociation à tous les enfants présents
Elie

C’est un ado de 15 ans d’Andohagara qui a voulu être scolarité en seconde à Teen Mission.  L’année dernière, il était premier de classe à Mahavelona avec une moyenne de 16. Maintenant, il arrive péniblement à une moyenne de 8. Décalage énorme de niveau entre les deux écoles. Mais aussi conséquence de la stigmatisation des « pauvres et sales » venant d’Andohagara dont les élèves issus de familles plus aisées se moquent quotidiennement. Et, enfin, Elie est rejeté par sa famille. Sa mère vit avec le père du directeur de Mahavelona. Elie est élevé par sa tante, très peu disponible pour l’écouter. Ces dernières semaines, il faisait semblant de partir pour l’école, mais ne s’y présentait qu’à l’heure de midi pour la cantine. Il s’organisait aussi pour que nous pensions qu’il était présent à l’école. Elie avait entrainé un autre jeune bénéficiaire, Dominique, dans sa dérive. Nous avons beaucoup parlé. Elie semble remotivé. 
Elie, comme Dominique, aiment participer aux activités de lassociation. Ici, la course en sacs à loccasion de la journée à la plage
Elie, comme Dominique, aiment participer aux activités de lassociation. Ici, la course en sacs à loccasion de la journée à la plage
Labri de la maman de Riko et des 4 enfants sur la décharge dordures de Mahavoky
Labri de la maman de Riko et des 4 enfants sur la décharge dordures de Mahavoky
La maman de Riko

Elle a fui le quartier d’Aranta avec ses quatre enfants pour échapper à la violence de son compagnon, pour se retrouver, finalement, sur la décharge du quartier de Mahavoky. La maman ramasse des bouteilles et des bouts d’aluminium dans les bacs à ordures. Elle a construit un abri sur la décharge avec des morceaux de plastique. Nous scolarisons les deux ainés (9 et 7 ans). La maman veut que ses enfants sachent lire et écrire. Elle arrive à leur payer le bus tous les matins. Les enfants ne ratent aucun jour d’école. Sensible à la misère de la famille et à la motivation de la maman, la directrice de l’école a décidé de nourrir chez elle les deux enfants les jours d’école pour 20 centimes d’euro. Mais la situation demeure très fragile. D’autres familles sont venues habiter sur la décharge. Des enfants de 8 à 10 ans, non scolarisés, apprennent la délinquance, les vols et la violence … 
Motivations ambivalentes

Certaines familles bénéficiaires mettent la pression sur leurs enfants pour rester scolarisés, avec la motivation de continuer à recevoir les 20 kilos de riz chaque mois. Certains enfants (environ 40) mangent à la cantine les jours d’école. Pour la majorité d’entre eux, c’est le seul repas de la journée. Pouvoir manger à la cantine devient parfois la motivation pour aller à l’école. Cela ne nous choque pas : la misère est telle qu’on ne peut que comprendre ces phénomènes. A nous d’en parler avec les enfants et les familles avec la plus grande sincérité possible et, si possible, de faire évoluer les approches.
Les 20 kilos de riz ici, la distribution de fin mars sont essentiels pour les familles
Les 20 kilos de riz ici, la distribution de fin mars sont essentiels pour les familles
 
 



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