Partenariat Scolarisation Majunga

                  avril 2021


Nous déménageons

Il y a encore quelques mois, nous disposions d’un local au 1er étage du bâtiment « Cotisse » (compagnie de transport), local appartenant à la Commune de Majunga et géré par le Fokontany (autorité de quartier) d’Abattoir. Local sécurisé, facile d’accès, disposant de toilettes.

Puis le Fokontany a voulu nous louer également une seconde salle, plus grande, mais à un prix que nous avons estimé trop onéreux. Nous avions déménagé.

Et enfin, le Fokontany est revenu vers nous, acceptant nos conditions : loyer de 200 000 ar (45 €). Nous avons accepté et sommes donc de nouveau dans le bâtiment « Cotisse ».

ci-contre, le bâtiment Cotisse. Notre bureau est au 1er étage, à gauche sur la photo.
Covid (suite)
L’épidémie (variant sud-africain) sévit toujours de façon importante à Majunga. Les hôpitaux sont débordés et manquent d’oxygène. Cependant, les autorités en ont « décidé » autrement, interdisant, par exemple, désormais aux centres de santé effectuant les tests de révéler le nombre de cas positifs. Officiellement, il y a très peu de décès du Covid. La réalité est toute autre. Mais la région de Majunga n’est plus isolée. Les écoles accueillent de nouveau les élèves à mi-temps. Les autorités ont promis un désinfectant qui n’est pas arrivé. Les masques sont de moins en moins portés. Les bus, bondés, roulent à travers la ville… Bref, le virus, toujours très actif, peut lui aussi circuler. On peut craindre le pire pour les mois à venir. Le sentiment qui domine dans les familles bénéficiaires, c’est le fatalisme : « Nous avons eu le choléra, la peste, maintenant le covid. Si nous devons mourir, nous allons mourir ». Les ventes de décoctions, certaines bienfaisantes, d’autres douteuses, explosent.

Nous avons effectué une nouvelle distribution de masques en avril
 
Soutien scolaire et animations

Nous poursuivons nos activités, réduisant cependant les animations, ne voulant pas regrouper les enfants pour les raisons sanitaires évidentes.

Le soutien scolaire prend surtout la forme de la remise de devoirs (sujets d’épreuves pour les classes d’examen), devoirs que nous corrigeons ensuite.

Nous avons cette année 17 jeunes qui vont se présenter au Brevet des collèges et 3 au Baccalauréat, fortement motivés et très demandeurs.

Les écoles publiques organisent toutes désormais leur soutien scolaire. Soutien scolaire obligatoire et … payant ! Cela devient une forme de privatisation des écoles publiques, alors que le Président avait promis la gratuité.

Georgina et Georginot

Ce sont deux enfants bénéficiaires d’Aranta, vivant avec leur maman et 3 autres enfants dont un bébé de quelques mois dans une maison en très mauvais état de 9 m2, en terre battue, inondée deux fois par jour, à chaque marée haute.

La maman, dépressive, tente de vendre du charbon, selon un projet que nous avons financé.

Suite à une embrouille concernant le paiement du loyer (15 000 ar – 3,50 €), la famille risque l’expulsion. Nous allons tenter de reloger la famille dans une autre maison plus saine après avoir résolu la question du loyer.
Le quartier d'Aranta est particulièrement insalubre
Le quartier d'Aranta est particulièrement insalubre
Erline à l’Université

Notre première bachelière, Erline, du quartier d’Andohagara, va débuter ses études supérieures en gestion à l’Université de Majunga en juillet prochain. Elle a hésité entre la médecine et la gestion. Erline avait obtenu une mention au Baccalauréat.
Dans le quartier d'Abattoir, toutes les canalisations sont bouchées
Dans le quartier d'Abattoir, toutes les canalisations sont bouchées
Natacha

C’est la grande sœur de deux enfants bénéficiaires, Déborah et Alicia, dans le quartier d’Abattoir. Natacha, 20 ans, est très malade. Elle a été hospitalisée chez les Luthériens depuis décembre dernier.

La famille n’arrivant pas à payer les frais, Natacha a été littéralement séquestrée à l’hôpital dans l’attente du paiement, alimentée par un vague sérum. Maintenant, elle pèse 25 kilos.

Natacha n’est pas directement notre bénéficiaire. Nous avons cependant décidé de l’aider. Pour commencer, faire établir un diagnostic sérieux (la nature précise de sa maladie demeure un mystère). Ainsi fonctionnent certains services de santé à Majunga, lorsque les patients n’ont pas d’argent


 

Georginnot dans l’équipe

Joseph, notre animateur, nous avait quittés fin janvier.

ous avons réorganisé le travail de l’équipe, créant un poste mixte, entre travail administratif et animation. Cela soulagera un peu Myriam et nous adoptons un mode de fonctionnement plus rigoureux, notamment sur le plan financier.

Georginnot, 30 ans, ayant une bonne formation administrative, animateur bénévole dans l’équipe depuis quelques mois, a débuté son travail dans l’association le 13 avril dernier.

Bienvenue.
 
 



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