Octobre 2017

La fin de la saison sèche approche. Les premières pluies sont particulièrement attendues à Andohagara, où les plantations de maniocs et pastèques commencent à recouvrir le quartier.
 
La rentrée scolaire du 2 octobre n’a été qu’une rentrée fictive. Deux jours après, toutes les écoles étaient fermées dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de peste. A Majunga, très peu de signes de la peste pulmonaire. Cependant, il est très difficile d’en être sûr, la communication officielle manquant de transparence.

Les activités de l’association se sont trouvées ralenties en octobre. La conséquence directe, pour l’association, a été la suspension des activités d’animations et des projets de soutien scolaire dans les écoles de Belinta et d’Aranta, jusqu’au 6 novembre, date officielle de la « nouvelle rentrée ». 
L’école du quartier d’Andohagara, qui se situe dans le secteur de Majunga 2 (Majunga 1 pour les deux autres), a été épargnée par les mesures gouvernementales, sans plus d’explications. La première animation de l’année a pu avoir lieu. Le soutien scolaire se met également en place.

  
Gildas est arrivé le 12 octobre, comme prévu. Il s’est bien réintégré aux activités de l’association et est très content de ses débuts. Il sera présent à Majunga jusqu’à la fin mars, à titre bénévole Sa présence permettra notamment d’intensifier le soutien scolaire ainsi que des cours de français aux parents volontaires.


Jean-Paul est rentré en France le 22 octobre, après un mois sur place. Il a présidé les réunions de rentrée pour les familles.
Les projets économiques

 
Plusieurs familles nous ont rapidement sollicités après l’évocation d’un possible financement de projets économiques lors des réunions.

Le seul fait d’avoir de nouvelles perspectives, des projets dans lesquels se projeter, semble déjà en soi un point très positif pour les familles.
 
 
Sur une dizaine de propositions, au moins six nous semblent pertinents et réalistes : équiper un soudeur, disposer d’un bateau de pêche, rouvrir un petit commerce, vendre du poisson, …. Une dynamique est lancée.
 
Chaque projet doit être mûri. Puis la décision relèvera de Solidarité Enfants du Monde qui finance ces projets. 
                Le projet du papa de Noëlina, à Aranta, est un exemple type de ce que cherche à faire l’association.

Soudeur de métier depuis plus de trente ans, il nous a sollicités afin de l’aider à acheter un poste de soudure, une meuleuse et un étau.

Leur location lui coûte actuellement près de la moitié de ses revenus. Il a repéré un petit atelier où il pourrait travailler, qu’il louerait pour une somme modique.

Après deux visites très constructives, la prochaine, dans son atelier, devrait permettre de conclure. 
Un local pour l’association
                                                                                                                                                  
Après plus d’un an de recherches, un accord a enfin été conclu avec le chef du fokontany (quartier) d’Abattoir, près d’Aranta. L’association bénéficie d’un bureau sécurisé et peut utiliser une grande salle pour organiser des réunions, des actions de sensibilisation … Le loyer est raisonnable : 100 000 ariary, soit environ 27 euros, par mois. Cela devrait également permettre de limiter les visites impromptues des familles bénéficiaires au domicile de Myriam.
 
Tragédie pour une maman de Belinta
 
La maman de Léonie a été victime du coup de sang de son compagnon vazaha (français) au début du mois de septembre. Sur un coup de colère, le vazaha a mis le feu à leur petite maison, manquant de déclencher un incendie dans tout le quartier. Suite à cela, il a été expulsé du pays. La maman avait arrêté de travailler. Elle se retrouve sans ressources. Des discussions à propos d’un projet économique sont en cours, afin de lui permettre de sortir de cette passe difficile. Elle s’implique beaucoup.
 
Changement d’école pour Camille et ses sœurs
 
L’école publique de Belinta n’a pas accepté de reprendre Camille, Ravaka, Emilia. Les trois sœurs, perturbées, avaient été séparées l’année dernière, Ravaka et Emilia étant envoyées à Antsirabe chez leur grand-mère. Battues par leur beau-père, pasteur, depuis des années, elles sont particulièrement difficiles à encadrer. Une autre école, Salema, a accepté de prendre les trois sœurs. Mais leur réussite scolaire est bien incertaine.
 
Zidiny peut à nouveau aller à l’école des conditions acceptables
 
Zidiny faisait près de trois heures de marche chaque jour pour aller et revenir de l’école à partir de chez lui. Nous avions passé un accord avec une autre famille habitant plus près du collège que fréquente Zidiny. Puis les deux familles se sont fâchées. Zidiny avait terminé l’année scolaire avec beaucoup de difficultés. L’association a mené une médiation qui a abouti positivement. Zidiny, très bon élève en classe de 3ème, est soulagé.
 
Un projet de rénovation de toit interminable
 
La grand-mère de Tanjona nous donne bien du fil à retordre pour sa petite maison. Notre objectif est que les 3 enfants qui vivent avec elle puissent avoir un toit. Depuis 2 ans, elle cherche à nous manipuler, ne respecte pas les contrats, revend les matériaux fournis, tout cela avec un grand sourire. Les travaux doivent reprendre à l’approche de la saison des pluies … jusqu’au prochain problème !
Martine, enfant handicapée dans l’impasse
 
La petite Martine, 12 ans, est une enfant polyhandicapé vivant dans le quartier d’Andrehitra, à une heure de marche d’Andohagara.

Née d’un inceste, abandonnée par ses parents car considérée comme maudite, c’est sa grand-mère qui s’occupe d’elle depuis des années. A plus de 90 ans, elle n’y arrive plus. Martine grandit, son handicap est très lourd, elle n’a aucune autonomie, malgré un tonus évident.

Les structures pour enfants handicapés à Majunga sont peu nombreuses. Celles qui sont fiables sont pleines, les autres donnent peu de garanties d’une réelle prise en charge. Passer un accord avec des membres de la famille est également envisagé. Toutes les options doivent être étudiées, car il y a urgence. 
Les mamans d’Andohagara apprennent le français
 
A Andohagara, les mamans ont demandé à bénéficier d’initiation au français par Gildas, pour mieux communiquer avec les vazahas de passage à PSM, mais également avec les touristes, potentiels acheteurs de leurs produits.

Il s’agit d’un apprentissage du vocabulaire du quotidien, du commerce, des salutations, de la politesse.

De façon ludique, à travers des jeux de dialogue et des improvisations.

Les cours sont très joyeux et les mamans bien motivées. 
Tsahina en formation professionnelle
 
Tsahina, jeune homme de 22 ans du quartier d’Aranta, a débuté sa formation en mécanique automobile pour 11 mois.. Quatre ou cinq autres jeunes vont suivre, en cuisine ou en couture, à partir de janvier.
 
Les enfants de Mahjandi
 
Avotra, enfant handicapé de 9 ans suivi par les médecins de Mahjandi, a été inscrit à l’école du Petit Génie, dans le quartier de Tsaramandroso. La visite mensuelle a été pour lui l’occasion de nous montrer ses progrès, il arrive désormais à faire des pompes ! Il paraît très épanoui au sein de sa famille, les parents ayant une démarche très constructive vis-à-vis de l’enfant.
La situation est plus compliquée pour Onja, jeune fille de 7 ans. Ses parents, qui l’élèvent avec ses cinq frères et sœurs, ne peuvent plus l’emmener à l’école du fait de leur travail. Elle ne peut pas y aller seule. Un homme vient donner quelques cours deux ou trois fois par semaine. Cela est très insuffisant.
 
 
Créer un site
Créer un site