Partenariat Scolarisation Majunga

            Novembre 2019


En attendant le cyclone

Belna, premier cyclone de la saison, approche (dimanche 8 déc).

Désormais classé en cyclone intense, il devrait cependant passer d’ici 24 h au large de Majunga et frapper la région de Maintirano avec des vents de l’ordre de 200 km/h et de très fortes pluies orageuses.



Pour suivre l’actualité cyclonique: http://www.cyclonextreme.com/cyclonereunion.htm
Bravo D’Eric

Il y a des jeunes que nous sommes fier-es d’accompagner. Ainsi D’Eric, 17 ans, aujourd’hui en classe de 1ère au Lycée Fazavana. Son papa est décédé en 2013, année où nous avons commencé à prendre en charge sa scolarité. Aîné d’une fratrie de 11 enfants, c’est un garçon calme et déterminé. Il casse des pierres tous les weekends à la carrière d’Andohagara pour aider sa mère.
Il a été renvoyé de Mahavelo il y a deux ans, parce qu’il avait une petite amie et qu’il n’a pas accepté l’ultimatum de Tovo, directeur : « Si tu veux étudier, oublie  ta copine ».

Aujourd’hui, il est 1er de sa classe au Lycée. « Je veux étudier pour sortir mes frères et soeurs de la misère ». Le directeur de sa nouvelle école est admiratif. Nous aussi.
D’Eric veut être Magistrat ou Commissaire de Police.
L'école Mahavelona dont D'Eric avait été exclu
L'école Mahavelona dont D'Eric avait été exclu
Ravaka veut poursuivre ses études
Ravaka veut poursuivre ses études
Sauver Ravaka

C’est une ado de 14 ans qui revient de loin.

Issue d’une famille très perturbée et défaillante, ayant eu un comportement violent et délinquant durant plusieurs années, Ravaka a grandi. Elle a obtenu son Certificat d’Etudes en juillet dernier.

Sa maman vit avec le pasteur d’une secte. La famille l’a envoyée à Antsirabe (à 850 kms de Majunga) durant les vacances. Ravaka veut revenir à Majunga et étudier. La famille se dit incapable de payer les frais de retour (12 €). Nous ne pouvons pas donner l’argent, car il sera détourné.

La famille semble vouloir exploiter Ravaka, puis la marier pour en tirer profit.

Nous devrons peut-être aller la chercher, puis établir un contrat devant les autorités, la famille s’engageant à faciliter la poursuite de ses études.
Animations

Les animations hebdomadaires ont repris en novembre. 5 groupes différents. Notre objectif de novembre : favoriser le respect entre les enfants et la confiance en soi. Notre outil : des prises de parole individuelles, à partir de la réalisation de dessins. Et aussi des jeux collectifs.
Les animations de décembre seront consacrées à la préparation de la fête de Noël.

Formations professionnelles ?

Ce sont trois filles de 15, 16 et 17 ans. Ela, Joséphine et Mamitiana. Elles disent ne plus vouloir aller à l’école et suivre des formations professionnelles. Mais cela nous est vite apparu fragile, voir artificiel. Nous leur avons proposé une série d’entretiens individuels pour qu’elles s’expriment tranquillement, réfléchissent et –nous l’espérons – mûrir quelque peu leurs projets.
Travaux sur des maisons

Nous allons refaire la maison de la maman de Lydia (10 personnes). La maison actuelle tombe en ruine.

Et, surtout, le père étant décédé, la maman, selon le droit coutumier, n’a pas le droit de rester là. La famille est actuellement dispersée, dans des conditions précaires.

La toiture et la charpente (en bois rond) de la maison de Séraphin sont pourries.

Le passage des cyclones va probablement fragiliser bien d’autres maisons.
L'état actuel de la maison de Lydia
L'état actuel de la maison de Lydia
Alex au centre et Zidiny à droite, modèles positifs pour les autres bénéficiaires
Alex au centre et Zidiny à droite, modèles positifs pour les autres bénéficiaires

Pensions de famille

Zidiny est entré au Lycée Technique en classe de seconde. Sa maman habite en brousse, à 20 kilomètres de la ville. Durant la première semaine d’école, il parcourait cette distance à pied, matin et soir. Les cours débutent parfois à 6 h du matin …

D’où la nécessité de trouver une pension de famille à proximité du Lycée. Zidiny a finalement eu de la chance. Une famille habitant l’enceinte même du Lycée a accepté de l’héberger du lundi au vendredi. Montant de la pension : 64 000 ariary (16 €) par mois.

Après Alex, Zidiny est le second bénéficiaire à entrer dans ce dispositif.

Si nous voulons assurer la scolarité au-delà du collège, beaucoup d’autres suivront. Le coût en est finalement assez modique.
 
 



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