Novembre 2017

Introduction
 

L’épidémie de peste semble terminée. Plus de chiffres officiels, fin des mesures de lutte contre la maladie. Les écoles sont ouvertes depuis le 6 novembre.

La saison des pluies est arrivée. Le quartier d’Andohagara est désormais recouvert par les plantations de maniocs, de maïs, d’arachides, de pastèques ou de concombres.

Les prix montent à nouveau : plus 15 % pour le riz par rapport à la même période de l’année dernière. Cela accentue encore un peu plus la précarité des familles.
Leau envahit certains quartiers Ici à Aranta
Leau envahit certains quartiers Ici à Aranta
L'association dispose enfin d'un bureau par un partenariat avec les autorités du quartier d'Abattoir
L'association dispose enfin d'un bureau par un partenariat avec les autorités du quartier d'Abattoir
Un bureau pour l’association


L’association loue désormais une pièce dans le Fokotany d’Abattoir (27 € par mois).

Des travaux ont été réalisés afin de le rendre occupable.

Après nettoyage, une couche de chaux a été appliquée sur les murs, puis une couche de peinture, avec l’aide des collégiens de Belinta et d’Aranta.

Nous finirons de décorer le local avec les plus jeunes enfants bénéficiaires du quartier.

Il nous manque juste maintenant une étagère. 
Projets économiques des familles

Quatre projets ont été valisés par Solidarité Enfant du Monde : soudure, commerces de charbon, légumes ou charbon. Nous allons établir un contrat avec les familles, contrat validé par les autorités du quartier.

Une dizaine d’autres familles préparent leur projet. Certaines ont cependant bien du mal à se projeter dans le temps, habituées à vivre au jour le jour. A Andohagara, casser des pierres à la carrière permet d’acheter le riz quotidien. Le plus souvent illettrées, les mamans ont peur de prendre des risques.
Animation bibliothèque à Aranta et Belinta


Nous avons débuté une animation autour du livre à Aranta et à Belinta, pour les collégiens de l’association..

Chaque jeune choisit un livre ou une B.D..

En plus de lire cette œuvre en entier, l’idée est de pouvoir en faire ensuite un résumé oral aux autres.

Enfin, un travail d’expression écrite et artistique conclura le projet : réalisation d’une planche de bande-dessinée ou d’une couverture et 4e de couverture d’un livre.
La pluie étant arrivée nous avons équipé les enfants d'imperméables comme chaque année
La pluie étant arrivée nous avons équipé les enfants d'imperméables comme chaque année
Nirina, la dernière chance

Nirina est une maman qui vit dans une grande précarité avec ses 3 enfants dans le quartier où son mari a été assassiné pour une sombre histoire de kapoaka de riz.

Depuis près de deux ans, l’association se bat pour scolariser Salala, la petite fille de 6 ans, ainée des 3 enfants. La maman ne voit pas l’intérêt de l’école et refuse toute forme de contrat, tout engagement pour ses enfants.

Faut-il exclure cette famille de l’association ? Ce serait une première. Nous devons préserver la crédibilité de l’association, le partenariat avec les autres familles du quartier qui respectent leurs engagements.

Nous cherchons un moyen de poursuivre le travail avec Salala pour qu’elle puisse au moins aller à l’école. 

Les progrès de Séraphin




Nous n’avions plus de nouvelles depuis plusieurs semaines de Séraphin, enfant handicapé d’Andohagara suivi par les médecins de Mahjandi.

Sa grand-mère étant trop faible pour s’occuper de lui, ils étaient partis rejoindre leur famille en brousse, où Séraphin peut être mieux entouré.



Revenu en fin de mois pour un rendez-vous avec un médecin, c’est avec plaisir que nous avons pu constater les progrès réalisés par Séraphin.

Il a le regard et l’ouïe désormais bien plus vifs qu’auparavant.

Il nous reconnait au premier abord, et devient fou d’excitation dès qu’il entend l’arrivée de notre scooter.

Nous envisageons de nous rendre en brousse afin de convaincre sa famille qu’une meilleure prise en charge pourrait permettre à Séraphin de faire des progrès très rapidement. 
Inquiétudes pour le bébé de Chantal

L’enfant de Chantal, jeune maman de 14 ans, se trouve dans une situation de sous-poids potentiellement dangereuse. Le lait de la maman, elle-même très affaiblie depuis l’accouchement, n’est pas assez nutritif. Le bébé de 7 mois n’a quasiment pas pris de poids depuis la naissance. Le nutri-lait fourni par l’association a été partagé avec les parents et le petit frère de Chantal. Nous sommes intervenus avec une certaine fermeté.

L’alcool ravage les mamans de Belinta

La situation ne s’améliore guère pour les mamans d’Eline, de Linda et de Léonie, à Petite-Plage.
Dans la lettre du mois d’Octobre, nous avions évoqué le cas de la maman de Léonie, dont la maison avait été incendiée par le vazaha avec qui elle était en couple. Deux mois après, celui-ci est revenu à Petite-Plage, de nouveau en couple avec la maman de Léonie. Les projets économiques de cette dernière sont arrêtés. Le retour du vazaha, grand alcoolique, est très mal vu dans le quartier.
Les situations sont différentes pour les mamans d’Eline et de Linda, mais guère plus réjouissantes. La maman d’Eline a vendu au moins un des parasols donnés par l’association, pour acheter de l’alcool.
Avec la maman de Linda, les discussions sont plus constructives. C’est peut-être la famille bénéficiaire qui a le plus besoin d’aide pour monter un projet économique à cause de sa grande pauvreté. Son idée  – la vente de charbon - se confond cependant avec celui de sa sœur, qui héberge Linda, créant un doute sur le véritable auteur, et donc bénéficiaire, du projet.

Le jeune Rolland peine à s’intégrer à l’école

Rolland est un nouvel enfant bénéficiaire. Atteint d’un léger handicap moteur et de retard mental, il est inscrit à l’école publique de Belinta mais n’y bénéficie pas d’une attention particulière. S’il montre une réelle envie d’aller à l’école, il peine à suivre les cours et à s’intégrer aux autres élèves. Au début, il n’est pas venu aux animations proposées par l’association, par peur de ne pas réussir à suivre les autres enfants, d’après sa grand-mère. Hasina semble avoir réussi à le convaincre de venir. Peut-être cela pourrait-il l’aider à mieux s’intégrer à l’école également.

Projet de correspondance entre des élèves de l’école d’Aranta et ceux d’une école de Saint-Nazaire

Un projet de correspondance entre les élèves de CM2 de l’école d’Aranta et ceux d’une école de Saint-Nazaire - dont le directeur est le père de Fanny, qui était venue en juillet dernier à Majunga en tant que bénévole – devrait voir le jour dans le courant du mois de décembre. Un tel projet avait déjà été réalisé entre l’école d’Andohagara et celle de Pencran. Chaque élève raconte son quotidien, son alimentation, où il vit, quelles sont ses passions, etc. à travers des lettres, des dessins, des photos. Les professeurs peuvent ensuite faire un travail avec leurs classes respectives pour comparer le quotidien en France et à Madagascar. Fanny, qui vient à Madagascar à Noël, doit faire l’intermédiaire. 
 
 



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