Activité de novembre 2016

Le sommet de la francophonie s’est tenu à Antananarivo du 22 au 27 novembre. L’événement a perturbé la vie quotidienne des malgaches : contrôles policiers, mesures de sécurité, et, pour les enfants, une semaine de fermeture des écoles publiques …
Visite à l’Alliance Française

Les élèves du collège français de Majunga ont présenté une exposition à l’Alliance Française, à base de compositions graphiques, de dessins, de peintures. Nous avons amené « nos » grands enfants visiter cette exposition.

Les enfants ont hésité à entrer dans le bâtiment de l’Alliance : « Qu’est-ce que nous faisons ici ? Il n’y a que les vazahas qui ont le droit d’entrer là ! ». Nous leur avons expliqué que l’Alliance est ouverte à tous, sans distinction d’origine ni de classe sociale. Ensuite, ils ont été emballés par l’exposition. Parfois surpris. Elie, 12 ans : « Ils sont bizarres, ces enfants de vazahas, l’un d’eux a choisi « mort » comme son mot préféré ».
Les enfants ont visité la bibliothèque et vu un petit film dans la petite salle de cinéma.
Ils sont ressortis avec la volonté de réaliser, eux aussi, une exposition de leurs créations. Herizo : « Nous aussi, on peut faire une expo comme ça ! »
Les enfants ont écrit leur mot préféré sur le mur de lAlliance Française
Les enfants ont écrit leur mot préféré sur le mur de lAlliance Française


Activités économiques


La famille d’Ampitilova  (maraichers) remercie beaucoup l’association pour l’aide à la production de cette année.

Ils ont récolté et vendu plus de 40 sacs de concombres depuis début octobre.

Cela va continuer au rythme d’au moins un sac par jour.

La charrette, partiellement financée par Solidarité Enfants du Monde, leur est précieuse pour le transport vers les marchés de la ville de Majunga. 
Le papa dans la parcelle des concombres
Le papa dans la parcelle des concombres
La vente de 6 oeufs chaque jour permet de nourrir la famille
La vente de 6 oeufs chaque jour permet de nourrir la famille
La maman de Faridah est fière de son petit élevage de poules pondeuses qui se sont habitué à l’alimentation et l’environnement d’Andohagara.

Elle vend 6 œufs par jour, 400 ariary pièce (13 centimes d’€).

Soit une recette de plus de 70 000 ariary par mois (20 €).

La maman est très contente : elle peut maintenant nourrir plus correctement ses enfants : « Je n’ai plus besoin de mendier un peu d’aide autour de nous ».

Elle pense augmenter le nombre de poules. Elle a retrouvé la dignité et le sourire. 
La maman de Solo (Aranta) continue de vendre chaque jour son poisson. Elle a rajouté des poissons secs qu’elle passe vendre en porte à porte dans son quartier. Une seconde maman a suivi son exemple. 
L’histoire de Martine

Martine est une petite fille polyhandicapée de 9 ans, élevée par sa grand-mère, tout au fond d’Andohagara. Elle est considérée comme maudite par ses parents et son entourage. Elle n’a aucune autonomie, ne parle pas, … C’est une autre famille d’enfants bénéficiaires qui nous avait signalé l’urgence de la situation : Martine passait les journées toute seule dans une petite maison de paille, abandonnée, extrêmement maigre. Sa grand-mère qui habite à 500 mètres essayait de s’en occuper, mais elle était tombée malade.

Suite à notre intervention, la famille a accepté que Martine aille vivre chez sa grand-mère. Sa maman passe la voir régulièrement, sans la toucher toutefois. L’association a décidé de donner un ½ sac de riz par mois. Cela suffit et la grand-mère en revend une partie pour acheter un peu d’huile, des graines, du sel … Avec un triste sourire, la grand-mère nous a dit : « Maintenant, la famille ne peut plus dire que Martine est une charge inutile pour elle ». Martine a repris des forces et s’éveille. Nous allons la mettre en relation avec des soignants, organiser des massages ... 
Martine et sa grand-mère qui l'aime
Martine et sa grand-mère qui l'aime
Beaucoup de femmes passent leurs journées à réduire des cailloux en gravillons Les enfants scolarisés viennent tous travailler dès que possible
Beaucoup de femmes passent leurs journées à réduire des cailloux en gravillons Les enfants scolarisés viennent tous travailler dès que possible

Travailler ou mourir


Une maman d’enfants bénéficiaires, mère de 9 enfants dont le dernier a 7 mois, s’est évanouie à la carrière d’Andohagara la semaine dernière.

Son fils a pu l’amener à temps au dispensaire. Le diagnostic du médecin a été : fatigue générale +  déshydratation sévère.

Deux jours après, nous voulions lui rendre visite à sa maison.

Mais elle était déjà de retour à la carrière.

Elle a dit : «  Le docteur m’a demandé de me reposer au moins pendant une semaine, mais je peux pas rester sans travailler, sinon mes enfants vont mourir de faim ».



 
 
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