Partenariat Scolarisation Majunga

             juin 2019

Nous sommes à la rue

Jusqu’à présent, nous louons une pièce appartenant au Fokontany d’Abattoir pour 100 000 ariary (25 €). Pour accéder à ce local, il faut traverser une grande pièce louée à des jeunes du quartier pour la danse. Le Fokontany a décidé de renvoyer les jeunes (qui n’arrivaient pas à payer régulièrement leur loyer) et de nous demander de prendre les deux pièces pour 300 000 ariary (75 €). Nous avons refusé, le prix étant trop élevé pour notre budget. Nous cherchons un nouveau pied à terre.
Animations

Temps fort et très attendu par les enfants : une journée à la plage, ensemble, avant les vacances.

Nous avons 102 enfants bénéficiaires. Afin de maitriser les choses, de pouvoir parler avec chacun, nous faisons 4 groupes, donc 4 journées distinctes.

La première sortie a eu lieu le 28 juin. Jeux, baignade, repas et, en fin de journée, petit paquet personnel avec des biscuits et des vêtements.

Les enfants étaient heureux. Nous aussi.  
Le repas de midi à côté de la plage
Le repas de midi à côté de la plage
La pression nempêche pas la bonne humeur aux séances de soutien scolaire.
La pression nempêche pas la bonne humeur aux séances de soutien scolaire.
Soutien scolaire

Les examens approchent. Ce sera pour le mois d'août.

Le certificat d’études, en fin de primaire, est toujours un événement à Madagascar. D’autres, plus grands, vont passer le BEPC.

16 enfants bénéficiaires se présenteront au Certificat d'études et 9 au Brevet.

L’an prochain, nous aurons notre première bénéficiaire qui se présentera au Bac.
Les enfants sont donc sous pression et participent tous activement aux séances de soutien animées par Lanto.  
Projets économiques des familles

Depuis le début de l’année, nous avons beaucoup parlé avec les familles pour qu’elles s’approprient un projet de travail améliorant leurs ressources. C’est tout un cheminement, une maturation, beaucoup d’échanges, de discussions.

Nous démarrons 4 nouveaux projets en ce début juillet. Une dizaine d’autres familles ont également déposé une demande réfléchie.

Les familles font des projets : construire une nouvelle maison, pouvoir réparer le toit, manger deux fois par jour (actuellement certaines familles ne mangent qu’une fois par jour), scolariser les autres enfants qui arrivent en âge d’aller à l’école (nous demandons toujours aux familles de faire leur possible pour participer aux frais de scolarisation de leurs enfants), …
De longues discussions avec les familles sont nécessaires pour préparer les projets dactivité.
De longues discussions avec les familles sont nécessaires pour préparer les projets dactivité.
Clerette, Jean Cris et la maman, en mai dernier
Clerette, Jean Cris et la maman, en mai dernier
La famille de Jean Chris : situation désespérée

La maman de Jean Chris à accouché d’une petite fille le 13 Juin dernier. La famille n’a aucune ressource pour les vêtements du bébé, ni pour nourrir les 6 enfants. Nous avons doublé la ration de riz, donné des vêtements, du savon, des compléments alimentaires. Bernard, un bénévole de Majunga participant à l’association, a donné des vêtements pour la maman, du sucre et des fruits. C’est Clérette, enfant de 8 ans, qui s’occupe de la famille : laver le linge, préparer le repas avant de partir à l’école, …

La famille habite un petit abri précaire. Nous finançons les matériaux pour une nouvelle maison. La charpente est posée.
Jean Cris est toujours très maigre et très faible. Le bébé aussi.

Là, nous sommes dans l’assistance. Les enfants sont en danger. Il est difficile de trouver un équilibre entre l’aide et la responsabilisation, notre démarche habituelle.

Le petit voleur de poules


Exemple d’intervention que nous devons réaliser : faire cesser un petit trafic assez ingénieux de blanchiment de poules, mené à Aranta par un enfant bénéficiaire de 11 ans.

L’enfant volait des poules dans le quartier. Puis, pour que les propriétaires ne puissent identifier leur bien, il allait échanger les poules volées contre d’autres un peu plus petites au marché de Mahabibo.

Julio, notre ami policier, est intervenu avec nous, très pacifiquement, afin d’amener l’enfant à mesurer la signification de son trafic.
Des enfants dAranta, quartier très pauvre et insalubre, marqué par la délinquance et la prostitution.
Des enfants dAranta, quartier très pauvre et insalubre, marqué par la délinquance et la prostitution.
Un bâtiment de Salema, notre école partenaire à Belinta, a brulé. Dans lattente de la reconstruction, la classe se tient sous les manguiers.
Un bâtiment de Salema, notre école partenaire à Belinta, a brulé. Dans lattente de la reconstruction, la classe se tient sous les manguiers.
 
 



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