Juin 2017

Les vacances approchent.

Le mois de juin est celui des examens : le Certificat d’Etudes (le CEPE) et du Brevet des Collèges (le BEPC).

Mais tous les élèves sont soumis à un examen de fin d’année afin de pouvoir passer en classe supérieure.

11 de « nos » enfants ont passé le CEPE et 1 le BEPC. Nous attendons les résultats.
La fête nationale

La fête nationale de Madagascar est le 26 juin.

Nous avons centré les animations du mois sur les contes de Madagascar, les costumes traditionnels des six provinces, le drapeau et l’hymne national.

Nous avons constaté avec surprise que la majorité des enfants connaissaient déjà les trois couplets de l’hymne national.

Une petite fille de 6 ans nous a expliqué : « Chaque lundi matin, la directrice de l’école nous oblige à chanter cela dans la cour de récréation avant d’entrer en classe ». 
Les enfants sont fiers d'avoir leur petit drapeau pour la fête nationale
Les enfants sont fiers d'avoir leur petit drapeau pour la fête nationale
L’eau manque


La saison des pluies à été très courte cette année.

Nous sommes en juin et l’eau manque déjà alors que la saison sèche va durer encore jusqu’en novembre, peut-être décembre.

La famille cultivatrice de concombres et de légumes à Ampitilova se trouve dans une situation difficile.

Le petit ruisseau qui se trouve à proximité de leurs champs est sec.

Pour arroser les cultures, toute la famille se relaie avec leurs deux arrosoirs en tôle, en prenant l’eau dans un puits situé à près d’un kilomètre. 
Pas d’argent, pas de soins

La deuxième semaine de ce mois, un de nos enfants bénéficiaires, un petit garçon de 7ans, a été renversé par un tuc-tuc en rentrant de l’école. Le chauffeur ne s’est pas arrêté. Un passant qui a été témoin de l’accident a ramené l’enfant dans la cour de l’école. Il a demandé aux autres enfants présents d’appeler la famille.

La maman était encore au marché en train de vendre des poissons. La grande sœur de 15 ans est venue.  Le monsieur lui a donné 2 000 ar pour amener le petit dans le dispensaire le plus proche. Le médecin du dispensaire a eu peur : il a refusé de toucher l’enfant parce qu’il avait déjà perdu beaucoup de sang. Il a donné, lui aussi, 2 000 Ar pour aller à l’hôpital, au CHU d’Androva. Le service des urgences du CHU a refusé de s’occuper de l’enfant, la grande sœur n’ayant pas d’argent sur elle. Elle a finalement réussi à se faire prêter un téléphone et nous a appelés. Les premiers soins ont pu commencer à notre arrivée. Puis nous avons transféré l’enfant au Centre Fanantenana, partenaire de l’association, où il a été correctement soigné.

Lorsque le calme est revenu, la grande sœur, à la fois soulagée et confuse, a dit : « J’ai complètement paniqué. J’ai oublié qu’on peut être soigné gratuitement au Centre Fanantenana ou chez Candide. Je suis désolée : si j’y avais pensé, mon frère n’aurait pas perdu tout ce sang ». 
La participation de jeunes étrangers nous aide Leur regard extérieur nous apporte aussi beaucoup
La participation de jeunes étrangers nous aide Leur regard extérieur nous apporte aussi beaucoup
Arrivée de Fanny, Nathan et Gildas


Trois étudiants nantais sont arrivés à Majunga le 28 Juin pour passer un mois avec nous.

Nathan et Gildas veulent travailler plus tard dans l’humanitaire.

ls vont participer aux visites à domicile, aux animations, au soutien scolaire …

Ils sont impressionnés par l’extrême pauvreté des familles.

Un jeune médecin français, Marie, en stage d’internat au CHU, participe également à nos activités. 
Manipulation



La plupart des familles montre une belle motivation pour améliorer leur situation et réussir la scolarité de leurs enfants.

Il arrive cependant que certaines tentent de nous manipuler.

Ainsi deux enfants, dont Chantal, 13 ans, avec son bébé de 6 mois, ont été « expulsés » de chez eux par leurs parents.

Ils ont trouvé refuge dans un abri à côté de chez leur tante.

Plusieurs visites et entretiens nous ont été nécessaires pour comprendre que la maman cherchait en réalité à nous voir financer la construction d’une nouvelle maison.
L'abri où les parents forçaient leurs enfants à dormir le mardi soir parce que nous venons dans le quartier tous les mercredi matin en espérant nous voir financer une nouvelle construction
L'abri où les parents forçaient leurs enfants à dormir le mardi soir parce que nous venons dans le quartier tous les mercredi matin en espérant nous voir financer une nouvelle construction



 
 
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