Partenariat Scolarisation Majunga

              Janvier 2020

Résultat 2019 déficitaire

16 280 € de recettes, 19052 € de dépenses, soit un déficit de 2 772 €. Nous avions une réserve de 13 709 € début 2019. Nos réserves, début 2020, sont donc de 10 936 €. Nous avons été 89 donateurs en 2019 (83 en 2018).

Le déficit ne met pas en péril l’activité. Il appelle cependant à augmenter nos recettes en 2020.

Prévoyant ce déficit, nous avons décidé, à la rentrée d’octobre 2019, de ne pas augmenter le nombre d’enfants bénéficiaires (103 enfants), malgré la pression de nombreuses familles incapables de financer la scolarité de leurs enfants.

Si chacun de nous trouve un nouveau « parrain », non seulement nous pourrons équilibrer le budget, mais nous pourrons répondre favorablement à de nouvelles familles dans la misère.
Inondations exceptionnelles

En Janvier, des inondations exceptionnelles ont paralysé une grande partie de Madagascar pendant 10 jours.
Plusieurs dizaines de morts, des milliers de sinistrés. Majunga a été particulièrement frappé.  Plusieurs familles bénéficiaires d’Aranta et de Belinta ont vu l’eau monter jusqu’à la poitrine dans leur maison. Les récoltes de manioc, de maïs et d’arachides sont très compromises. Les deux routes nationales permettant l’accès à Majunga ont été coupées en plusieurs endroits.

A Majunga, toute les écoles ont fermé durant 10 jours, certaines étant inondées, celles étant restées hors d’eau étant réquisitionnées pour héberger les sinistrés. Les prix des produits courants ont fortement augmenté. Ainsi une tomate se vend désormais 300 ariary, au lieu de 50 ou 100 avant les inondations.
Soutien scolaire

Début janvier, nous avons repris le soutien scolaire avec 3 dispositifs ciblés : 17 enfants de CM1 ou de CM2 des quartiers de Belinta, Aranta et Abattoir ; 8 collégiens (4ème et 3ème) le mercredi après-midi ; 5 « petits » de CP et de CE, ayant des difficultés d’apprentissage, en soutien individuel. Joseph et Lanto, nos animateurs, assurent ce soutien. Ils ont tous deux une expérience d’enseignants.
Larissa, Tanjona et Fidel avec leur grand-mère - la photo date de 2017
Larissa, Tanjona et Fidel avec leur grand-mère - la photo date de 2017
Larissa, Tanjona et Fidel

Ce sont trois enfants d’Andohagara vivant avec leur grand-mère (parents décédés). 

Larissa (15 ans) a accouché d’une petite fille. Le père du bébé la frappait beaucoup, en colère de n’avoir pas eu un fils. Larissa est revenue vivre chez sa grand-mère.

Tanjona (14 ans) a quitté l’école et traine dans le quartier avec des jeunes délinquants. Il est porteur d’eau. Fidel (12 ans) est devenu l’élément de stabilité de cette fratrie à la dérive. Il protège sa grand-mère, totalement dépassée par la situation.

Une lueur d’espoir dans notre suivi difficile : Larissa et Tanjona veulent reprendre leur scolarité (ce sont des enfants brillants, ayant eu de très bons résultats scolaires). 

La maman de Linda

La maman de Linda (Belinta) est régulièrement frappée par son mari. Ils sont tous deux alcooliques. 

Ce mois de janvier, il a volé l’argent gagné par sa femme qui gère des parasols sur la plage (projet économique financé par Solidarité Enfants du Monde - SEM). Les gens du village ont failli le tuer.

Linda est allée se réfugier chez sa tante. Habituée au pire, elle n'apparait pas spécialement affectée par la situation familiale.

L'alcoolisme est présent dans plusieurs familles de Belinta, particulièrement chez les mamans.
Ici, la maman de Linda posait fièrement sous un des parasols lui appartenant
Ici, la maman de Linda posait fièrement sous un des parasols lui appartenant
Léonie, en 2014, lorsqu'elle avait 9 ans
Léonie, en 2014, lorsqu'elle avait 9 ans
Léonie

Léonie, 15 ans, élève de 3ème, bénéficiaire de Belinta, a été retenue par les autorités scolaires locales pour participer à un concours national de mathématiques, appelé le « rallye mathématique ».

Léonie participera à des épreuves inter-établissements, puis, selon son classement, à des épreuves nationales. Elle est 1ère de sa classe depuis le début du collège.

A l'instar de son frère, Alex, Léonie est brillante. Ils sont tous deux des modèles positifs pour les autres enfants qui les apprécient d'autant plus qu'ils sont agréables et souriants. L'environnement familial est cependant catastrophique. 

La grand-mère de Jessé

La grand-mère de Jessé cultive du manioc dans les collines proches du Grand Pavois. Projet économique financé par SEM.

Sa maison avait brûlé début 2019.

Déterminée et courageuse, elle tire un bénéfice de la vente de manioc, à tel point qu’elle a pu acheter deux porcelets qu’elle va engraisser et revendre plus tard.
La grand-mère de Jessé parmi ses plants de manioc
La grand-mère de Jessé parmi ses plants de manioc
 
 



Créer un site
Créer un site