Partenariat Scolarisation Majunga

         Janvier 2018

L’équipe de Majunga a été en petite forme tout au long du mois de janvier. Hasina, Gildas et Myriam ont été malades tous les trois. Cela a ralenti l’activité. Mais tout le monde est désormais rétabli.

Initiatives récompensées

La plantation des parents d’Anika, à Andohagara, est une belle réussite de projet économique.
Elle témoigne du sens de l’initiative des parents.

Bénéficiant d’un petit fonds de commerce de Solidarité Enfants du Monde pour lancer une épicerie face à l’école du quartier, la maman a réinvesti les profits dans l’achat de semences.
L’espace cultivé est impressionnant.
Son mari prévoit déjà d’acheter un trieur d’arachides et de noix de cajous afin de mécaniser le traitement de la récolte.

Préférer les productions au petit commerce

Majunga regorge de petits commerces informels, comme beaucoup de villes malgaches et africaines. Cela est souvent peu rentable et risqué. Sans exclure totalement les petits commerces qui peuvent être opportuns, nous essayons d'aider davantage les productions agricoles, le maraichage, l'élevage ou les confections artisanales. Autant d'activités qui constituent des créations de richesses et non un simple service comme le commerce. 
La maman d'Anika, fière de montrer ses cultures
La maman d'Anika, fière de montrer ses cultures
Encadrement des garçons d’Aranta

A Aranta, la délinquance est élevée. Les bandes attirent les jeunes adolescents. Certains parents n’exercent plus de contrôle et laissent leurs enfants sécher l’école et  trainer dans le quartier.

En plus du soutien scolaire individualisé habituel pour les enfants en difficultés, l’association a mis en place une séance de suivi individualisé pour deux garçons bénéficiaires, séance animé par Hasina : écouter les jeunes, instaurer une relation de confiance, les motiver à ne pas décrocher de l’école.
Nouveau format pour l’animation en bibliothèque

Nous avons fait appel aux animatrices des bibliothèques scolaires pour mieux dynamiser l’approche du livre pour les enfants d’Aranta et de Belinta.

Désormais, une heure trente est consacrée à un travail de création artistique et d’écriture d’une petite œuvre personnelle, à partir d’un ouvrage choisi, en langue malgache.
La dernière demi-heure permet à l’animatrice de la bibliothèque de lire des contes ou de faire des jeux d’expression corporelle et d’improvisations.

La première séance a été un franc succès.

L'accès difficile aux livres en dehors des bibliothèques

Il n'y a plus une seule véritable librairie à Majunga (région de 4 millions d'habitants) ! Seulement quelques bouquinistes ne proposant qu'un très faible fonds d'ouvrages. Il y a bien "La Librairie de Madagascar", au centre ville, mais point de livres dans la librairie ...
Il existe par contre plusieurs bibliothèques très bien pourvues, celle de l'Alliance Française étant la plus fréquentée. 
Le prix des livres est un prix européen, hors de portée pour les budgets des familles malgaches. 

 
Jeux d'improvisations autour d'une langue inventée
Jeux d'improvisations autour d'une langue inventée
Conflit autour des émois d’une adolescente

Plusieurs filles bénéficiaires ont maintenant 14 ou 15 ans et s’éveillent à l’amour. Cela ne va pas sans risques ni difficultés.
Ainsi, Larissa, fille de 14 ans d’Andohagara, amoureuse d’un garçon plus âgé du quartier. La grand-mère a mis en garde Larissa à plusieurs reprises. Sans succès. Puis la situation a dégénéré : menaces entre les deux familles, interruption de l’école pour Larissa, pourtant meilleure élève de sa classe.

Myriam est intervenue en médiatrice entre Larissa et sa grand-mère, entre les deux familles.
La situation s’est apaisée. Larissa a repris l’école et chacun semble avoir pris un peu de recul … On verra la suite.
Chez le dentiste
Chez le dentiste
Brûlage des noix de cajou
Brûlage des noix de cajou
Prévention des grossesses
 
Il est difficile de parler sexualité avec les familles. Sujet tabou. Domaine du non-dit avec de fortes influences culturelles machistes.

En 2017, nous avons commencé à aborder la question, avec l’aide du Centre de Santé Fanantenana.
La parole des adolescents s’est un peu libérée, surtout chez les filles. Le sujet revient maintenant assez facilement dans nos échanges avec les jeunes et avec les mamans.
Nous entendons poursuivre les animations sur la sexualité.

En ce mois de janvier, à notre grande surprise, deux mamans sont venues nous voir pour envisager une contraception pour leur fille adolescente. Cela veut dire que le dialogue existe au sein de certaines familles.
Les adolescentes ont demandé à être accompagnées par Myriam dans leurs rendez-vous médicaux. Cela témoigne aussi de la grande confiance établie avec les familles bénéficiaires.
Les visites à domicile sont le moment privilégié pour un dialogue intime avec les familles
Les visites à domicile sont le moment privilégié pour un dialogue intime avec les familles
Trouver une formation sérieuse et assumer ses obligations familiales
 
Sandra, 17 ans, souhaite intégrer une école de couture et de décoration d’intérieur. Une première école n’offre que deux après-midi par semaine de formation, pendant trois mois, pour une somme élevée. Une seconde école offre une formation continue bien plus dense, plus proche des standards habituels d’une formation professionnelle. Cependant, celle-ci ne commence qu’en avril. Et Sandra n’est pas disponible en matinée : elle doit s’occuper de ses frères et sœurs ainsi que des tâches domestiques car sa maman travaille.
 
 



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