Février 2017

Nous sommes en train de renouveler notre « accord de siège » (autorisation d’avoir une activité directe à Madagascar).

C’est un dossier complexe, passant par plusieurs administrations, chacune ayant ses exigences, certaines augmentant le nombre et la nature des pièces à fournir lorsque nous présentons les documents demandés.

Myriam a déjà effectué deux déplacements à Tananarive en février. Nous (Myriam et Jean Paul) devrons y retourner en mars …

Hasina s’est donc trouvé seul une partie du mois, heureusement bien épaulé par les  infirmières de Brest et par Paul. 
Paul étudiant en médecine en stage à Majunga pour 2 mois participe aussi aux visites dans les quartiers
Paul étudiant en médecine en stage à Majunga pour 2 mois participe aussi aux visites dans les quartiers
Animations
Les 8 stagiaires infirmières sont arrivées à Majunga  le 31 janvier avec 8 valises pour les enfants, vêtements, jouets et fournitures provenant de leurs collectes, et aussi des écoles de Pencran et de Lanrivoaré. Elles ont participé à nos activités (animations et visites à domicile) dès  le samedi 4 février : Alexane C et Claire à Andohagara, Alexane LJ et Charlène à Belinta, Laure et Elodie à Andohagara (enfants plus de 12 ans), Hélène et Lauranne à Aranta.
Les stagiaires - au second plan - ont appris les danses traditionnelles antandroy - Ici lors d'une fête à l'école d'Andohagara
Les stagiaires - au second plan - ont appris les danses traditionnelles antandroy - Ici lors d'une fête à l'école d'Andohagara
Le premier accueil des enfants fut un peu timide et réservé : « Qui sont ces vazahas ? ». Certains espéraient revoir les stagiaires de l’an dernier. Mais cette réserve n’a duré que quelques minutes. Les enfants se sont montré enthousiastes de jouer avec les infirmières, de chanter et de danser, de communiquer … au point que les filles et les enfants ont monté le projet d’apprendre les danses bretonnes ! 
Pouvoir acheter du riz est devenu un enjeu majeur du quotidien des familles
Pouvoir acheter du riz est devenu un enjeu majeur du quotidien des familles
Le prix du riz

C’est actuellement la principale préoccupation des gens.

Le riz atteint des prix jamais observés : 600 ariary le kapoaka.

Il n’y a aucune régulation.

Nous sommes en période de soudure, le nouveau riz de cette année sera sur le marché en avril.

Tout le monde espère que le prix baissera alors.
 
Scolarité

 13 enfants bénéficiaires vont se présenter cette année au Certificat d’Etudes (le CEPE). Ils ont déposé leurs dossiers ce mois de février. Ils sont déjà sous pression : l’examen est programmé pour début mai. 
Activité économique

Une des mamans qui bénéficient de l’aide de Solidarité Enfants du Monde pour un petit fonds de commerce (riz et graines sèches) avait pu acheter des semences en novembre avec ses profits. Nous en avions discuté.

Elle nous a dit : « Heureusement que vous m’aviez conseillé de faire cela. Le commerce ne va pas bien en ce moment : personne n’a d’argent. Nous ne prenons plus qu’un repas par jour. Je suis contente de savoir qu’en mars, je pourrai récolter mes arachides et mes pois (« voanjo bory ») pour les vendre au marché ! ». 
Extrême pauvreté

Une maman, seule avec  9 enfants à charge, n’a pas pu pratiquer son activité (vendre des légumes au bazar de Mahabibo) à cause d’un problème de santé.

Elle a vendu 2 de ses 4 marmites ainsi que les montants du seul lit de la maison pour pouvoir acheter à manger à ses enfants : « Je ne peux pas voir mes enfants mourir de faim. De toute façon, ce lit ne servait à rien : il y a longtemps qu’il n’y a plus de matelas. L’essentiel est que nous ne dormions pas dehors. »
Les visites à domicile sont un temps privilégié de dialogue avec les familles dans une relation de respect mutuel
Les visites à domicile sont un temps privilégié de dialogue avec les familles dans une relation de respect mutuel
Dispute pour un concombre

Dans le quartier d’Andohagara, les familles qui disposent d’un terrain commencent à récolter des pastèques et des concombres.

Vendredi dernier, pendant l’animation, nous avons observé 6 enfants qui se disputaient un concombre.

Celui qui l’avait apporté ne voulait pas partager. Il a dit : « Ce concombre, c’est mon repas de midi, je n’ai rien mangé depuis hier ».
 
Exemple de ce que nous faisons modestement avec les petits en animation - dessiner une poule avec de la farine et une empreinte de sa main
Exemple de ce que nous faisons modestement avec les petits en animation - dessiner une poule avec de la farine et une empreinte de sa main



 
 
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