Partenariat Scolarisation Majunga

            Avril et mai 2019   

Renforcement de l’équipe salariée

Suite à une décision du bureau, nous avons déposé une offre d’emploi pour renforcer l’équipe de Majunga. Le projet est de passer à 3 salariés. Nous avons reçu 85 candidatures, retenu 8 dossiers et reçu 5 personnes en entretien.

Nous avons choisi Joseph, 30 ans, ayant une formation en droit et travaillant comme formateur des futurs instituteurs au Centre Régional de Formation Pédagogique.

Hasina nous quittera en août.

Lanto, actuellement chargée du soutien scolaire, est appelée à le remplacer à la prochaine rentrée scolaire. La future équipe sera ainsi composée de Myriam, Joseph et Lanto. 
 
Animations

Depuis le mois d’avril, nous essayons de diversifier les activités d’animation des collégiens en prenant mieux en compte les équipements disponibles dans la ville ainsi que les événements culturels et éducatifs. 

Visite de la foire des livres et concours de slam

 Nous avons été surpris par l’intérêt et la curiosité des enfants. Deux stands de la foire des livres les ont accaparés : celui du Musée Akiba qui présentait la culture Sakalava (ethnie de la région de Majunga) et celui de la prison de Marofoto. 

Les jeunes étaient épatés et admiratifs de voir les participants au slam. La qualité des poèmes, le fait d’oser exprimer leurs émotions, leurs opinions, leurs désirs.

Piscine

10 enfants viennent à la piscine toutes les quinzaines, avec un grand plaisir. Joseph et Hasina les encadrent.

Ainsi, Zidiny, 18 ans, qui ne savait pas nager, a réussi à dépasser sa peur des moqueries des autres.
Zidiny apprend à nager sous le regard attentif de Joseph
Zidiny apprend à nager sous le regard attentif de Joseph
Jeux et créativité

Les animations habituelles continuent chaque semaine : activités créatrices, jeux collectifs. Pour le mois de mai, Hasina était à Andohagara, Joseph et Myriam à Belinta, le vendredi après-midi. Nous étions tous les trois à Aranta et Abattoir le samedi matin. 
Mahavelona, l’école d’Andohagara

Seule école du quartier, Mahavelona pose bien des questions : prosélytisme religieux (pour la secte dont le directeur est aussi le pasteur), violence physique sur les enfants, autoritarisme, vexations, racket financier, … Plusieurs enfants bénéficiaires se révoltent lorsqu’ils deviennent adolescents et veulent abandonner leur scolarité.
Dans le passé, nous avions cherché à négocier avec diplomatie. Nous avons décidé de durcir notre position.
Une première réunion s’est tenue avec les parents, en profitant de la présence de Jean Paul. Nous avons parlé de la violence et des vexations, rappelé que les familles sont libres de choisir l’école de leurs enfants. Nous nous sommes engagés à aider les familles qui voudraient changer d’école (les autres écoles sont éloignées du centre du quartier). Les parents ont beaucoup parlé, certains défendant l’école, d’autres approuvant ce que nous disions.
Une semaine plus tard, une seconde réunion s’est tenue entre l’équipe de l’association et les 38 enfants bénéficiaires. Nous avons exigé que ni les parents, ni les représentants de l’école ne soient présents afin de permettre aux enfants de s’exprimer plus librement. Les enfants ont lu le règlement intérieur de l’école. Nous nous étions aussi procuré les dossiers scolaires de chaque enfant. Les enfants ont beaucoup parlé. Approuvant le règlement intérieur, ils ont dénoncé les vexations, les insultes, les coups, les sanctions souvent considérées comme excessives. Nous avons demandé aux enfants de respecter le règlement, tout en les invitant à venir nous parler à chaque fois qu’ils le souhaiteront. Le rôle de l’association est de protéger le droit des enfants.
Une troisième réunion s’est tenue entre l’association et les responsables de l’école. Nous avons rapporté plusieurs événements, dénoncé les violences, insultes et vexations, exprimé notre accord avec le règlement mais aussi, bien entendu, le droit des enfants au respect et à l’équité.
Une dizaine d’enfants devrait changer d’école à la prochaine rentrée.
Quelques jours après tout ça, un entretien entre le directeur et un jeune bénéficiaire a été tout près de dégénérer en violence physique de la part du directeur.
Deux jours de travaux et la maison prend forme
Deux jours de travaux et la maison prend forme
 Des maisons à reconstruire

La grand-mère de Jessé. Sa maison avait brulé en janvier.

Après négociations,nous avons pu acheter les matériaux pour une nouvelle construction, des membres de la famille réalisant les travaux.

Deux jours après les achats, la charpente et les murs sont déjà dressés (photo ci-contre).

La grand-mère, très émue, remercie l’association. « Je ne laisserai plus mon petit-fils jouer avec un briquet ! ».
Refaire une maison pour la maman de Jean Cris (seule avec 6 enfants) va être difficile. La maman est déficiente, il y a beaucoup de tensions dans la famille. Les voir s’organiser pour les travaux reste une hypothèse hasardeuse.
 
Autre situation délicate : la maison de la maman de Gildas, veuve avec 4 enfants. Des sacs en plastique colmatent tant bien que mal le toit et les murs. La maison appartient à son défunt mari. La famille de ce dernier ne veut pas que la maman y touche. 
 
 



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